.

La tolrance en Islam

X
  • -

  • La tolrance en Islam

    Dans diffrentes langues et ethnicits, "tolrance" est un beau terme dont le sens est de pardonner celui qui te porte prjudice ou dpasse ses limites, ou encore aux personnes dont les ides divergent des tiennes propos d'une certaine question.
    Ainsi, la notion de tolrance reprsente une valeur suprieure des moeurs, et une victoire de l'esprit de bienfaisance sur celui du mal et sur les provocations de satan.
    La tolrance constitue la base du traitement entre les individus alors que l'intransigeance et le rejet de l'autre n'apporte que prjudice l'individu avant de toucher les autres et reste aussi une insistance sur la souffrance personnelle.
    Cette souffrance rsulte des mauvaises mmoires qu'on rserve envers les autres.
    La tolrance de l'Islam se manifeste dans le traitement avec les autres religions ; l'poque islamique, les juifs, les chrtiens, ou mmes les adorateurs des anges ou les adorateurs du feu jouissaient de la bont, de la dignit, et de la protection des gouverneurs musulmanes. C'tait possible que ces derniers les traiter l'instar de Fernando pendant l'empire d'Andalousie (celui-ci a tortur, chass et massacr les musulmans), ou comme a fait Louis XIV qui avait rprim le protestantisme en tant que religion interdite, ou mme comme les britanniques qui ont empch les juifs de s'installer en Bretagne pendant 350 ans.
    Par contre, les musulmans n'adoptaient jamais de telles politiques et ne commettaient pas de telles liquidations bien qu'ils (les musulmans) avaient le haut main travers plus de 10 sicles, ce qui signifie que l'Islam a enracin les valeurs de la tolrance dans le traitement avec les autres.
    Allah a dit dans Son Saint Coran : {Dis ceux qui ont cru de pardonner ceux qui n'esprent pas les jours d'Allah afin qu'Il rtribue [chaque] peuple pour les acquis qu'ils faisaient}.
    Allah a dit aussi : {Eh bien, loigne-toi d'eux (pardonne-leur) ; et dit : Salut ! Car ils sauront bientt}.
    Ces versets du Saint Coran mettent en vidence le rle pionnier de l'Islam enraciner l'esprit de la tolrance mme avant l'apparition de la culture de tolrance chez la pense occidentale moderne.
    Le prophte Mohammed en tait le bon exemple dans le traitement avec les hypocrites qui constituaient alors les ennemies de l'intrieur. Citant un exemple, le prophte Mohammed a pardonn plusieurs fois Abdoullah ibn Ouba ibn Saloul et il lui avait rendu visite quand il fut malade et avait pri sur lui quand il est mort, pourtant celui-ci avait port atteinte l'honneur du prophte Mohammed pendant le jour de l'incident de l'Ifq (le jour o des gens ont accus injustement d'adultre l'pouse du prophte Mohammed - la dame "Acha").
    Le compagnon du prophte Mohammed - Omar ibn Al-Khattab a demand alors au prophte : Comment vous lui pardonnez alors qu'il a fait tout a avec vous ? Le prophte rpondit alors : (O Omar ! Allah m'a laiss le choix en disant : {Que tu demandes pardon pour eux, ou que tu ne le demandes pas - et si tu demandes pardon pour eux soixante dix fois - Allah ne leur pardonnera point}).
    Et si tu veux ressentir la valeur de la tolrance et du pardon, rappelle-toi alors les erreurs envers autrui et ton besoin de demander le pardon Dieu.
    Allah a dit : {N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Misricordieux}.
    Ainsi, les savants et les prdicateurs doivent favoriser travers leurs discours et leurs cours -la tolrance pour propager cette culture entre les gens, quelles que soient leurs confessions, leur langues ou leurs tendances ; et ils doivent tre un bon exemple dans la tolrance.
    Il est important de manifester la tolrance envers ceux avec qui on s'accorde et mme avec ceux avec qui on ne partage pas d'avis.
    Autant de personnes souffrent de leurs erreurs dans le pass, et ils ont besoin de manifester cette tolrance, alors ils doivent prendre le premier pas en prnant la rconciliation, ils retrouveront alors, le bonheur et la joie

  • #2
    merci pour votre effort


    • #3
      de rien soeur


      • #4
        merci sur , que dieu te bnisse


        • #5
          merci ma chre pour ton effort
          que ALLAH te rcompense


          • #6
            La tolrance religieuse :
            Parmi les religions non islamiques, le Coran fait une distinction entre les religions qui se fondent sur un Livre divin, une rvlation venue un prophte, et celles qui ne sont que fabrication de l'imagination humaine. Pour les religions rvles, le Coran (2/285) dit : " Le messager (Muhammad) a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui de la part de son Seigneur. Tout comme les croyants : tous ont cru en Dieu et en Ses anges et en Ses livres et en Ses messagers... " Ce n'est pas seulement en Muhammad et en le Coran qu'il faut ajouter foi, mais en tous les prophtes depuis Adam jusqu' Muhammad, et en tous les Livres divins depuis ceux rvls Adam jusqu'au Coran, sans diffrenciation. Il va encore plus loin et dit (6/83-90) : " Abraham... Isaac et Jacob... No... David et Salomon, et Job, et Joseph, et Mose, et Aaron... et Zacharie et Jean-Baptiste et Jsus et Elie... et Ismal et Elise et Jonas et Loth... c'est eux que Nous avons apport le Livre et la Sagesse et la fonction de prophte... voil ceux que Dieu a guids, conduis-toi donc ( Muhammad) par leur guide ! "

            Les lois apportes par les anciens prophtes restent en vigueur en Islam, sauf celles qui ont t expressment abroges et remplaces par une plus rcente rvlation divine telle que le Coran.

            Il y a non seulement la libert de culte et de conscience pour les membres des communauts non musulmanes, mais une dcentralisation absolue pour toute la vie juridique e et judiciaire. Ainsi par exemple le Coran (5/47) ordonne: " Que les gens de l'Evangile juge d'aprs ce que Dieu y a fait descendre " Si les parties sont chrtiennes, la loi est chrtienne, le tribunal est chrtien, les juges sont chrtiens, et il n'y a mme pas recours en appel ou cassation au tribunal ou au juge musulman !

            Il y a d'autres versets tout comme des rcits sur le Prophte dans les recueils du Hadith, mais ce qui prcde suffit. On le pratiqua ds l'poque du Prophte. Ibn Hichm rapporte dans sa biographie du Prophte (p. 402 d. Europe) : Une dlgation de Chrtiens de Najrn (Ymen), comportant 14 personnes, se rendit Mdine pour polmiquer avec le Prophte. Le Prophte les reut aprs la prire du 'Asr, dans la mosque. Quand vint l'heure de leur prire, le Prophte les autorisa clbrer leur messe dans la mosque mme.

            L'historien musulman raconte comme curiosit que ces gens-l se tournrent vers l'Orient, pour clbrer leur office. Aprs de longues discussions dogmatiques, la dlgation jugea mieux de conclure un trait de paix, o l'autonomie religieuse et administrative leur fut assure. L'historien (p. 410-11) ajoute que ces gens-l demandrent de mme au Prophte de leur donner un de ses compagnons comme juge dans leur pays. Le comportement du Prophte leur donna l'assurance que les musulmans sont honntes et impartiaux. Tout de suite aprs la mort du Prophte, quand l'empereur sassanide envahit le territoire islamique, le calife Abou-Bakr dpcha une arme commande par Khlid ibn al-Walid, et (selon Tabari, I, 2016) lui crivit : " Va en Iraq pour y pntrer en commenant par la Porte de l'Inde (c'est--dire le port d'Ubullah). Puis, gagne ta cause les habitants de la Perse ainsi que les populations qui se trouvent dans leur territoire ". Similaires doivent avoir t les instructions donnes aux armes musulmanes qui, au mme moment, combattaient les Byzantins en Palestine. Car dans sa Mmoire sur la conqute de la Syrie (2' d. p. 104, 106), De Goeje dit : " En effet, la disposition des esprits en Syrie tait trs favorable aux Arabes (musulmans), et ils l'avaient mrite, car la douceur avec laquelle ils traitaient les vaincus contrastait fortement avec la tyrannie mesquine des matre prcdents. Aux chrtiens qui n'taient pas soumis aux dcrets du Synode de Chalcdon, on avait, par ordre d'Hraclius, coup le nez et les oreilles et on avait ras leurs demeures. (Cf. Barhebraeux, Chron. Eccls., d. Lamy, 1, 247). Les Juifs accuss d'avoir favoris l'invasion des Perses, avaient t l'objet de perscutions cruelles, bien que Hraclius leur et promis l'amnistie. (Cf. Eutychius, Il, 242, 246). Les Arabes (musulmans), au contraire, guids par les principes qu'Abou Bakr leur avait inculqus, tchaient de se concilier les indignes, en premier lieu en restant fidles leur parole... Environ quinze ans aprs, un vque nestorien (cf. Assemani, Bibl. Orient., III, 2, p. XCVI) crivit leur sujet: "Ces Tayites (Arabes), qui Dieu a accord de nos jours l domination, sont devenus aussi nos matres, mais ils ne combattent pas la religion chrtienne, bien plus, ils protgent notre foi, ils respectent nos prtres et nos saints hommes, et font des dons nos glises et nos couvents ".

            Pour la mme poque, califats d'Abou Bakr et de 'Umar, notons un autre tmoignage chrtien. Dans le Dictionnaire d'histoire et de gographie ecclsiastiques, Paris 1926,' III, col. 592-4, s.v. Antioche, Karalevskij dit : " Malheureusement, le pays tait ruin par les invasions perses, appauvri par les exactions de l'administration impriale toujours courte d'argent, dchir par les luttes religieuses, les Juifs, violemment perscuts par les empereurs, s'en taient dj vengs en organisant des sditions partielles : ils allaient servir de guides aux Arabes (musulmans), que les Jacobites accueillaient comme des librateurs...
            L'innovation la plus importante, que les Jacobites salurent avec joie, fut de donner chaque communaut une organisation autonome, avec un grand nombre de privilges temporels et judiciaires pour les chefs spirituels. C'est cette situation, cre par les Arabes (musulmans), que les Turcs n'ont fait que continuer et qui subsiste jusqu' nos jours. Les favoris des califes furent naturellement les Jacobites, cause de leur loignement de tout ce qui rappelait Byzance, absolument comme les nestoriens avaient joui d'une faveur particulire auprs des rois sassanides de Perse ".
            Rappelons en passant quatre petits faits du califat de 'Umar :

            a) Un jour 'Umar *****nait la khotbah du vendredi la Mecque, devant la Ka'bah. Tout coup, un chrtien taghlibite, de nationalit byzantine, pntra dans la mosque, et se plaignit au calife : " J'ai dj pay les douanes sur la frontire, et quand je suis venu dans une autre ville islamique, on me demande de payer encore une fois les douanes. "'Umar interrompit la Khotbah et dit: " Il ne faut pas ", puis continua son sermon. N'ayant pas compris ce que le calife voulait dire, il s'est rendu chez lui le lendemain et dit : " Je suis le mme chrtien qui ai port plainte devant toi. " 'Umar rpondit : " Et je suis le mme qui t'ai donn raison. " N'ayant toujours rien compris, le commerant se dcide en dsespoir de cause, de payer les douanes encore une fois et reprendre ses marchandises. Mais quand il se rend dans la ville o la chose s'tait passe, il vit que les instructions du calife taient dj venues pour annuler les exactions du douanier.
            (A noter le chrtien dans la mosque de la Ka'bah !) (Cf. Abou Yousuf, Kharj, d Boulaq,- p. 79).

            b) Un jour, 'Umar vit un Juif qui mendiait dans les rues de Mdine. Etonn qu'il y avait des mendiants son poque, il lui demande pourquoi il mendiait, et lui de rpondre : " Je dois payer la capitation, quand je travaillais, je la payais sans difficult, mais maintenant, cause de mon ge, je ne peux plus travailler, mais je dois quand mme payer l'impt.
            " 'Umar reprit : " Ce n'est pas juste. " Puis il ordonne la trsorerie publique non seulement de ne pas lui demander la capitation, mais mme de lui verser une pension convenable, disant : que le Coran (9/60) ordonne comme bnficiaires de la zakat les fuqar et les maskn, et que celui-ci fait partie des maskn parmi les gens du Livre. (Abou Yousuf, Kharj, p. 72).
            A noter que selon 'Umar, les fuqr sont les pauvres parmi les musulmans, et les maskn sont ceux des non musulmans du territoire islamique.
            c) Lorsque 'Umar se rendit une fois en Syrie conquise, il vit des chrtiens en tat de misre. Il donna ordre de leur verser des pensions prleves sur la Zakt (cf. Baldhuri, Futouh al-buldan, d. Leyde, p. 129).
            Mme observation que pour le cas cit ci-dessus du Juif, Mdine. Cette interprtation du verset coranique, pour autoriser le paiement de la zakt aux non musulmans aussi, est bien connue des commentateurs du Coran, comme Tabari, etc.
            d) Les musulmans avaient occup Emse. Puis, lors d'une contre-attaque byzantine, ils jugrent mieux d'vacuer pour se regrouper. En sortant de la ville, ils remboursrent les impts qu'ils avaient perus des habitants, car l'impt avait pour contrepartie la protection.

            Les historiens signalent que les habitants non musulmans versrent des larmes et prirent pour que les musulmans reviennent vite (et ce fut ainsi). (Cf. Abou Yousuf, p. 81 ; Baldhusi, p.173 ; De Goeje, Mmoire, 103-4).
            Concernant une poque postrieure, Krumbacher (Geschichte der byzantinischen Litteratur, p. 49-50) dit : " Dans les derniers temps avant la chute de Constantinople, la dtestation byzantine de l'Occident latin triomphait sur leur haine de l'Islam, au point que la question : " Ne serait-il pas mieux de tomber dans la main des musulmans plutt que de tomber dans la main des Latins, non seulement s'tait pose, mais provoquait une rponse positive ! " Dans son ouvrage " Culture musulmane " (en russe), Bartold aussi signale :
            Au cours des croisades, un historien ecclsiastique russe a dit que le Clerg et les masses dsiraient le retour du joug musulman plutt que la continuation du pouvoir des Latins (cf. p. 22 de la traduction anglaise de cet ouvrage russe).
            Encore un tmoignage : dans la revue Byzantium, dans son article Byzantium et Islam, Vasiliev cite ce passage de A.L. Maycock (The Papacy, London 1928): Deux sicles plus tard, quand les Turcs entrrent dans leur ville, les chrtiens de l'Europe de l'Est dclarrent qu'ils prfraient le turban du sultan la tiare du pape ".
            le Coran incite la bont et lquit envers les non-musulmans qui ne combattent pas les musulmans pour leur religion : "Allah ne vous dfend pas dtre bienfaisants et quitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chasss de vos demeures. Certes, Allah aime les quitables."
            Dans le Coran galement, les vertueux parmi les Serviteurs de Dieu sont dcrits en ces termes : "Ils offrent la nourriture, malgr lamour quils en ont, au pauvre, lorphelin et au prisonnier de guerre." sachant que les prisonniers de guerre lpoque taient exclusivement des polythistes.
            Au doute qui traversa certains esprits musulmans quant au fait dentretenir financirement leurs proches ou leurs voisins polythistes endurcis, le Coran rpondit : "Ce nest pas toi de les guider, mais cest Allah qui guide qui Il veut. Et tout ce que vous dpensez de vos biens sera votre avantage, et vous ne dpensez que pour la recherche de la Face dAllah."
            Lorsque la mre dAl-Hrith Ibn Ab Rab`ah - qui tait chrtienne - dcda, les compagnons du Messager dAllh - paix et bndictions sur lui - accompagnrent son cortge funbre. De mme, certains nobles successeurs donnaient une partie de zakt al-fitr des moines chrtiens et ny voyaient aucun inconvnient. Certains dentre eux, comme `Ikrimah, Ibn Srn et Az-Zuhr - taient mme davis que lon pouvait leur verser une partie de la zakt proprement parler. Ibn Ab Shaybah rapporta que Jbir Ibn Zayd fut interrog au sujet de laumne : Qui est habile la recevoir ? Il rpondit : "Vos coreligionnaires musulmans et les gens de leur dhimmah."
            Nous nous contenterons donc des paroles lumineuses du juriste des fondements, Shihb Ad-Dn Al-Qarf, expliquant ce quest la bienfaisance que Dieu ordonne aux musulmans lgard des dhimmis. Il cita entre autres choses : lamnit envers leurs faibles, lassistance envers leurs pauvres, nourrir les affams, vtir les dnuds, la bonne parole - par urbanit et misricorde, et non par peur ni obsquiosit -, supporter les torts du voisinage le cas chant, mme si lon a la capacit de supprimer lobjet du grief par soi-mme et ce, par mansutude et non par peur ni convoitise, prier afin quils soient guids, et quils fassent partis des bienheureux, leur prodiguer le bon conseil dans toutes leurs affaires, au plan de la religion et au plan de la vie ici-bas, ne pas les mdire mme sils font du tort autrui, prserver leurs biens, leurs enfants, leur honneur, ainsi que tous leurs droits et leurs intrts, les aider repousser linjustice et obtenir tous leurs droits etc.
            .

            1. 0 1.

            2,525, 26-09-2016 21:58.

            ...
            X